Appel à communications

📆 Dépôt des propositions avant le 1er juillet 2022
📍 Université de Paris Nanterre
📥 AAC Néoruralités à l'ombre des catastrophes NANTERRE 9 nov 2022

Néo-ruralités à l’ombre des catastrophes.

Imaginaires et appréhensions pratiques des campagnes sur fond d’inquiétude écologique.

 

Anne Gagnant de Weck (Centre l’Horizon), Cyprien Tasset (VetAgro Sup, Umr Territoires/LCSP), Jérôme Tournadre (CNRS, ISP) et Maxime Bello (Sophiapol)

 

 

Les recherches sur les « néo-ruralités » connaissent depuis quelques années un dynamisme renouvelé. Les migrations vers les campagnes d’anciens habitants des villes, souvent associées à des reconversions professionnelles (notamment, mais pas exclusivement, vers les agricultures dites alternatives) attirent à nouveau l’attention des chercheurs.

S’il est arrivé que la recherche travaille en diachronique sur la longue durée des vagues successives de « retour à la terre (Rouvière, 2015), l’histoire des enquêtes sur les phénomènes néo-ruraux ou « néo-paysans » se présente plutôt comme une série de travaux ethnographiques reposant plus ou moins ouvertement sur l’attraction des chercheurs pour le phénomène étudié, et qui tend à en épouser les flux et reflux, de sorte que les publications se raréfient entre une première vague de travaux des années 1970 et 1980 d’une part (Hervieu & Léger, 1979 & 1983 ; Lacroix, 1982), et le regain d’attention récent de l’autre (Pruvost, 2016 ; Morel, 2019 ; Leblay, 2020 ; Dubertrand, 2020 ; Dolci, 2021). Ce regain se produit à un moment où l’équilibre entre différentes formes de convictions écologistes semble s’être déplacé vers un renforcement du pôle « catastrophiste », notamment autour de la notion d’« effondrement » (Chamel, 2018 ; Semal, 2019 ; Cary, Garnoussi & Le Lann, 2022). Cette dernière reflète la diffusion élargie de formes inquiètes de conscience écologique, peu confiantes dans la résolution en temps voulu des déséquilibres globaux. En posant un diagnostic d’impuissance globale, les pensées de l’effondrement pourraient incliner à désinvestir l’échelon planétaire au profit de l’adaptation à des échelles territoriales plus restreintes.

Ces deux phénomènes (néo-ruralisme et formes plus ou moins radicalisées d’inquiétude écologique) commencent à être analysés ensemble (Autard, 2017 ; Sallustio, 2020 ; Hakimi-Pradels, 2021), réactivant un des angles d’analyse originaux des travaux des années 1970 : celui de « l’affinité élective » entre expérimentations néo- rurales et « apocalyptique écologique » (Léger, 1982), sur fond de politiques publiques de développement rural (Hervieu et Léger, 1979). Les enquêtes en cours parmi les publics des théories de l’effondrement (Bello, en cours, Tasset, 2022, Tournadre, en cours) font ressortir l’importance des projections vers les campagnes. L’intérêt porté par les acteurs de l’écologie catastrophiste aux possibilités d’adaptation et de « résilience » qui seraient offertes par les campagnes invite à s’intéresser à la territorialisation des formes radicalisées de l’inquiétude écologique.

Pour cela, plusieurs axes seraient envisageables :

  • Le « retour » à la Il s’agit ici d’étudier les modalités de l’installation rurale de personnes souhaitant préparer un (micro-)monde plus résilient face à la catastrophe écologique. On pourra d’abord s’intéresser aux caractéristiques et aux identités des nouveaux ruraux porteurs de cette intention. Qui sont-ils et comment cette installation rurale s’inscrit-elle dans leur trajectoire professionnelle et personnelle ? Cette installation rurale est-elle liée, comme le pensaient les observateurs de la première vague néo-rurale (Hervieu et Léger, 1979 ; Lacroix, 1982) à une dévaluation de leur diplôme ou à une difficulté à trouver une place qui leur convienne sur le marché du travail ? Entre-t-elle en résonnance avec des éléments de leur histoire personnelle (enfance passée à la campagne, vacances chez les grands-parents, etc.) ? La perspective d’un effondrement écologique vient-elle parfois réactiver la peur d’« effondrements passés » inscrits dans la mémoire familiale, où la campagne a pu servir de refuge (par exemple, lors des persécutions & privations de la Second Guerre mondiale) ? On pourra ensuite s’intéresser au retour proprement dit. Comment s’organisent concrètement le départ à la campagne et la reconversion professionnelle qui peut l’accompagner ? Lorsqu’il y a la volonté d’avoir une vie communautaire (éco-village, etc.), quelles sont les modalités de la vie en commun et comment s’articulent la vie collective et la vie privée ? De quelles façons ces personnes et/ou ces communautés s’insèrent-elles dans le tissu local et quelles relations entretiennent-elles avec leurs voisins comme avec les pouvoirs locaux ? Comment ces liens varient-ils selon le caractère plus ou moins « alternatif » des territoires (Dubertrand, 2020 ; Hakimi-Pradels, 2021) ? On pourra enfin se demander dans quelle mesure le « retour » à la campagne motivé par une angoisse

 

  • L’investissement dans la Dans les représentations contemporaines, la campagne apparaît souvent comme une ressource face à la crise écologique, et de nombreux acteurs essaient de se positionner avantageusement pour jouir eux-mêmes de cette ressource (Richard, Tommasi & Saumon, 2017) ou pour rendre des services marchands à ceux qui souhaitent en bénéficier : investisseurs achetant des terres rurales pour se ménager un endroit sûr et agréable en cas d’accélération de la crise écologique (rupture des chaînes d’approvisionnement, etc.) ou sanitaire (nouveau confinement), dans une logique sécessionniste motivée par la montée de l’angoisse environnementale (Delage & Rousseau, 2021) ; entrepreneurs de la ruralité qui entendent accompagner de multiples manières les projets de retour à la terre ; experts qui se proposent d’aider les individus à se réorienter professionnellement vers des métiers agricoles ou artisanaux, à domestiquer la nature par des stages en tout genre sur la vie sauvage, les plantes médicinales et alimentaires, la survie en milieu hostile, etc. (Dalgalarrondo & Fournier, 2020), à surmonter les angoisses liées à la crise écologiques en changeant son rapport au monde vivant (Chamel, 2022), etc. Cet entrepreneuriat néo-rural, qui peut faire penser au rôle des acteurs du « retour à la terre » dans un renouveau du développement rural en Ardèche à partir des années 1980 (Rouvière, 2015, p. 355 sq.), invite à s’interroger sur les modèles et les transformations économiques sous-jacentes, dans lesquelles des volontés individuelles de mise à distance du salariat (Sallustio, 2019 ; Dubertrand, 2020) peuvent se mettre au service de la valorisation du « capital environnemental » (Saumon & Tommasi, 2022) ou d’une « économie de l’enrichissement » (Boltanski & Esquerre, 2017).

 

  • Bucoliques, réfractaires et résilientes ? Renouveaux des imaginaires des L’inquiétude écologique investit la campagne de significations positives qui renouvellent l’imaginaire dominant qui entoure les mondes ruraux, souvent perçus comme des mondes en déclin que chercheraient à fuir toutes celles et ceux qui en ont les moyens (Coquard 2019). On voudrait s’intéresser ici, à travers des fictions, les médias, ou des discours recueillis dans le cadre d’enquêtes, à la façon dont la crise écologique contribue à bouleverser les représentations dominantes du monde rural en faisant, par exemple, de ce dernier un espace « d’émancipation » (Gazo, 2017) ou une « terre de possibilités », protectrice de ce que l’économie menace par ailleurs (nature, solidarité, travail, famille, etc.) (Snikersproge, 2022).

 

  • L’adaptation de la Les espaces ruraux (et montagnards) sont confrontés à la crise écologique dans ces différentes facettes (réchauffement climatique, effondrement de la biodiversité, montée des eaux, salinisation, assèchement des rivières, raréfaction de la neige et fonte des glaciers, etc.). Comment ces transformations profondes bouleversent-elles les rapports sociaux locaux ? Comment les espaces ruraux tentent-ils de s’adapter à ces transformations ? Et comment la réception de nouveaux habitants souvent animés par des préoccupations d’ordre écologique s’articule-t-elle avec les projections de ces territoires dans l’adaptation aux dérèglements en cours (Bosbeuf, 2021) ?

 

Les propositions de communications limitées à 3000 signes, sont à envoyer à et avant le 1er juillet 2022.

Le colloque aura lieu le 9 novembre 2022 à l’Université Paris Nanterre.

 


 

Bibliographie :

  • AUTARD, Jean : Trajectoires croisées vers l’installation néorurale paysanne, Master 1 de sociologie à l’EHESS, sous la direction de Geneviève PRUVOST, 2017.
  • BARBIER, Chloé et Pascale MOITY MAIZI : « Devenir paysan-boulanger », Journal des anthropologues, n° 158-159, 2019.
  • BELLO, Maxime : Survivre à la modernité en temps de crise écologique, Thèse de sociologie en cours, Université paris Nanterre.
  • BOLTANSKI, Luc et Arnaud ESQUERRE : Enrichissement. Une critique de la marchandise, Paris, Gallimard, 2017.
  • BOSBOEUF, Pascale : Chercheur.ses et décideur.ses face aux politiques locales d’adaptation aux changements climatiques : les organisations-frontières comme creusets de savoirs actionnables, Thèse de géographie, Université Paris-Est, 2021.
  • CHAMEL, Jean : « Aux racines de la collapsologie. Apocalyptique écologique, écopsychologie et courants spirituels alternatifs », in Cary, P., Garnoussi, N., & Le Lann, Y. (dir.), Questionner l’effondrement : Reconfigurations théoriques et nouvelles pratiques, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2022.
  • COQUARD, Benoît : Ceux qui restent : faire sa vie dans les campagnes en déclin, Paris, La découverte, 2019.
  • DALGALARRONDO, Sébastien et Tristan FOURNIER : L’utopie sauvage, Paris, Les arènes, 2020.
  • DELAGE, Aurélie, et ROUSSEAU, Max : « Derrière l’ »exode urbain », l’accaparement foncier ? », Le Nouvel Observateur, 6 décembre 2021.
  • DOLCI, Paula : « Des néo-agriculteurs qui ont de la ressource », Études rurales, n° 208, 2021, p. 104-123.
  • DUBERTRAND, Benjamin : Bricoler l’utopie. Expérimenter d’autres manières de vivre dans la moyenne montagne ariégeoise, Thèse d’Anthropologie sociale et historique, Toulouse 2, 2020.
  • FLIPO, Aurore : « Espaces de coworking et tiers-lieux. Les réseaux d’une nouvelle ruralité ? », Études rurales, vol. 206, n° 2, 2020, pp. 154-174.
  • GABORIT, Nathan : Ceux qui se préparent. Faire face à la ‘rupture de la normalité’ dans le monde de la survie en France, Master 2 de sciences politiques, 2021.
  • GAZO, Cécile : Emancipation et nouvelle paysannerie. Appréhension du fondement matériel de l’autonomie politique et de la liberté dans l’imaginaire des nouveaux paysans, Master 2 en Sociologie et Philosophie Politique, Université Paris-Diderot, 2017.
  • HAKIMI-PRADELS, Nassima : « La fabrique des hauts-lieux des alternatives sociales et écologiques dans les marges rurales françaises : le cas de la montagne limousine », Belgeo, n° 2, 2021, mis en ligne le 11 juin 2021, consulté le 19 avril 2022. URL : http://journals.openedition.org/belgeo/48884 ; DOI : https://doi.org/10.4000/belgeo.48884
  • HAUTEFORT, Laurianne : « Les collectifs de néoruraux : une incarnation de l’alternative en milieu rural », Pour, n° 239, 2021.
  • LEBLAY, Madeg : « La néo-autochtonie comme ressort de l’activisme anticipateur : observation de trois lieux d’habitat rural, coopératif et écologique », Pôle Sud, vol. 52, n° 1, 2020, p. 95-112.
  • LEBLAY, Madeg, « Fuir les métropoles : les habitats alternatifs en milieu rural comme espaces de refuge et de contestation », Métropoles, n° 28, 2021, mis en ligne le 11 octobre 2021, consulté le 19 avril 2022. URL : http://journals.openedition.org/metropoles/7864 ; DOI : https://doi.org/10.4000/metropoles.7864
  • LEGER, Danièle et HERVIEU Bertrand : Le Retour à la nature. Au fond de la forêt… l’Etat, Paris, Seuil, 1979.
  • LEGER, Danièle et HERVIEU Bertrand : Des Communautés pour les temps difficiles. Néo-ruraux ou nouveaux moines, Paris, le Centurion, 1983.
  • LEGER, Danièle : « Apocalyptique écologique et « retour » de la religion », Archives de Sciences Sociales des Religions, vol. 53, n° 1, 1982, p. 49-67.
  • MOREL, Kevin : « Installation collective néo-paysanne. Ensemble vers d’autres modèles », Pour, vol. 234-235, n° 2-3, 2018, p. 153-161.
  • PERRENOUD, Marc : « Les artisans de la « gentrification rurale » : trois manières d’être maçon dans les Hautes- Corbières », Sociétés contemporaines, vol. 71, n° 3, 2008, p. 95-115.
  • PIBOU, Elsa : Paysans de passage : les fermiers du mouvement Terre de Liens en France, Thèse de sociologie, Université Toulouse le Mirail – Toulouse II, 2016.
  • POPSU Territoires : Exode urbain ? Petits flux, grands effets, les mobilités résidentielles à l’ère (post-)covid, 2022, https://popsu.archi.fr/sites/default/files/2022-02/PopsuTerritoires-exodeurbain_v12.pdf
  • PRUVOST, Geneviève : « Ceci n’est pas une vie-mode d’emploi. De l’ethnocomptabilité en monde néo-paysan »,
  • PRUVOST Geneviève : vivre autrement, https://journals.openedition.org/terrain/15068
  • PRUVOST, Geneviève : Quotidien politique. Féminisme, écologie, subsistance, Paris, La Découverte, coll. « L’horizon des possibles », 2021.
  • RICHARD, Frédéric, Greta TOMMASI et Gabrielle SAUMON, « Le capital environnemental, nouvelle clé d’interprétation de la gentrification rurale ? », Norois, n° 243, 2017, 89-110.
  • RIMLINGER, Constance : « Féminin sacré et sensibilité écoféministe. Pourquoi certaines femmes ont toujours besoin de la Déesse », Sociologie, vol. 12, n °1, 2021, pp. 77-91.
  • SALLUSTIO, Madeleine : « Le « retour à la terre : entre utopie et nostalgie », Conserveries mémorielles, n° 22, 2018, mis en ligne le 17 juin 2018, consulté le 19 avril 2022. URL : http://journals.openedition.org/cm/2910
  • SALLUSTIO, Madeleine : À la recherche de l’écologie temporelle. De la multiplicité des temporalités comme cadre d’analyse des collectifs autogérés néo-paysans du Massif central. Thèse de doctorat en Anthropologie sociale et ethnologie. Université Libre de Bruxelles, 2019.
  • SALLUSTIO, Madeleine. « Moissons conviviales. Chercher l’autonomie en collectif néo-paysan », Techniques & Culture, vol. 74, n °2, 2020, p. 178-193.
  • SAMAK, Madlyne : « Le prix du « retour » chez les agriculteurs « néo-ruraux ». Travail en couple et travail invisible des femmes », Travail et emploi, vol. 150, n° 2, 2017, p. 53-78.
  • SAMAK, Madlyne : « Devenir agriculteur biologique. Les conditions sociales d’une hétérodoxie professionnelle »,
  • SAUMON, Gabrielle, et TOMMASI, Greta : La néoruralité. Recours à la campagne, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2022.
  • SEMAL, Luc : Face à l’effondrement. Militer à l’ombre des catastrophes, Paris, Presses universitaires de France, 2019.
  • SNIKERSPROGE, Leva : « Voyage dans la nébuleuse du retour à la terre. Idées, le politique et la fin de la radicalité ? »,
  • TASSET, Cyprien : « L’effondrement et ses usagers. Éclectisme et réception d’une vulgarisation hétérodoxe en écologie scientifique », Zilsel. Science, Technique, Société, n°10, 2022, p. 73-103.
  • TOMMASI, Greta : « La gentrification rurale, un regard critique sur les évolutions des campagnes françaises », Géoconfluences, 2018, http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/dossiers-regionaux/france-espaces- ruraux-periurbains/articles-scientifiques/gentrification-rurale.

 

 

 

Agenda

Mai
6
ven
7 h 00 min Appel à com – 16e JRSS – INRAE, ...
Appel à com – 16e JRSS – INRAE, ...
Mai 6 @ 7 h 00 min – Sep 12 @ 0 h 00 min
Clermont-Ferrand, 15 et 16 décembre 2022   Les 16e journées de recherches en sciences sociales INRAE–SFER–CIRAD auront lieu les jeudi 15 et vendredi 16 décembre 2022 à Clermont-Ferrand. Ces journées constituent un important rassemblement de[...]
Juin
30
jeu
13 h 30 min Rencontre SFER sur les revenus a...
Rencontre SFER sur les revenus a...
Juin 30 @ 13 h 30 min – 17 h 00 min
  Le programme   13h00-13h30     Accueil 13h30-13h45     Introduction 13h45-15h45     Revenus, partage de la valeur et patrimoine Mesurer le revenu des exploitations agricoles françaises : Analyse comparée sur 15 ans d’indicateurs issus du Rica et de la MSA[...]
Juil
12
mar
14 h 00 min Séminaire du collectif APoG
Séminaire du collectif APoG
Juil 12 @ 14 h 00 min – 16 h 00 min
  Séminaire du collectif APoG Intervention de Eloïse Rato, doctorante en géographie dans l’UMR, sur Les dynamiques des systèmes agri-alimentaires territorialisés dans les PNR Franciliens : Quels processus de transitions territoriales ? et de Clémence[...]
Sep
5
lun
14 h 00 min Séminaire du collectif APoG
Séminaire du collectif APoG
Sep 5 @ 14 h 00 min – 16 h 00 min
Séminaire du collectif APoG Intervention de Louise de La Haye Saint Hilaire, doctorante en géographie à UMR SADAPT (INRAE) sur Co-évolution des systèmes de production et des intermédiaires des Systèmes Agri-Alimentaires (SAA) : diversité, dynamiques[...]
Nov
10
jeu
10 h 00 min Séminaire du collectif APoG
Séminaire du collectif APoG
Nov 10 @ 10 h 00 min – 12 h 00 min
  Séminaire du collectif APoG Intervention de Alice Gillerot, doctorante en économie dans l’UMR, sur Atelier d’échanges de connaissances et pratiques autour des notions de territoire agro-écologique et filières