🔎 Soutenance de thèse
đź“… 1er juillet 2026
📍 Institut d'Auvergne-Rhône-Alpes du Devéloppement des Territoires (IADT)

 

Soutenance de thèse de

 

Ornela Hasrama

 

 

Le modèle centre-périphérie et ses implications dans les recompositions spatiales et le développement des territoires ruraux en Albanie
L’exemple des pĂ©riphĂ©ries de Tirana

 

 

mercredi 1er juillet 2026 à 14 h 

Amphi IADT
51 bd François Mitterrand – Clermont-Ferrand

 

Composition du jury :

  • Laurent Rieutort, Professeur de gĂ©ographie, UniversitĂ© Clermont-Auvergne, Directeur de thèse
  • Michel Lompech, MaĂ®tre de confĂ©rences HDR de gĂ©ographie, UniversitĂ© Clermont-Auvergne, Co-encadrant
  • Edlira .aro (Kola), MaĂ®tresse de confĂ©rences de gĂ©ographie, UniversitĂ© de Tirana, Co-encadrante
  • Claire Delfosse, Professeure de gĂ©ographie, UniversitĂ© Lumière Lyon 2, Rapporteure
  • Romeo Hanxhari, Professeur de gĂ©ographie, UniversitĂ© de Tirana, Rapporteur
  • JosĂ©phine LĂ©cuyer, MaĂ®tresse de confĂ©rences de gĂ©ographie, UniversitĂ© d’OrlĂ©ans, Examinatrice
  • Sokol Axhemi, Professeur de gĂ©ographie, UniversitĂ© de Tirana, Examinateur

 

Résumé de la thèse :

La thèse « Le modèle centre-périphérie et ses implications dans les recompositions spatiales et le développement des territoires ruraux en Albanie – l’exemple des périphéries de Tirana » examine le développement territorial de la municipalité de Tirana, en mettant l’accent sur les interactions entre le centre urbain et ses périphéries rurales. La capitale concentre la majorité des investissements, des services et des activités économiques, générant des disparités significatives entre le cœur urbain et les zones périphériques. L’étude s’inscrit dans une approche multidimensionnelle, intégrant les dimensions économiques, sociales, institutionnelles et environnementales pour analyser les dynamiques de transformation spatiale et leurs impacts sur la qualité de vie des habitants. À travers l’analyse des caractéristiques des unités administratives, la recherche identifie trois profils principaux de périphéries : les zones fortement intégrées avec centre, comme Dajt, Farka, Vaqarr et Kashar, connaissent une urbanisation rapide et une augmentation de la densité démographique et économique ; les zones en transition, telles que Ndroq, Peza, Petrela, Krraba et Zall-Herr, présentent un mélange de caractéristiques rurales et urbaines, avec un profil économique diversifié, mais nécessitant un soutien pour renforcer les liens avec le centre ; et les périphéries rurales préservées, comme Baldushk, Bërzhita, Shëngjergj et Zall-Bastar, restent faiblement peuplées, avec une économie dominée par l’agriculture, tout en offrant un potentiel important pour le tourisme naturel et culturel.

La thèse propose la création de clusters territoriaux pour soutenir un développement polycentré et réduire la dépendance des périphéries au centre urbain. Ces clusters s’appuient sur les potentialités locales et incluent artisanat et traditions locales, agriculture et élevage, tourisme naturel et agrotourisme, entreprises économiques locales, technologies et innovation. La mise en place de ces fonctions favorise une dynamique endogène et contribue à la cohésion territoriale tout en valorisant les ressources et l’identité des différentes zones. Les politiques publiques jouent un rôle central dans la réduction des disparités et le renforcement de l’autonomie des territoires périphériques. Il est essentiel de renforcer les capacités institutionnelles locales, d’améliorer l’infrastructure et l’accès aux services, de promouvoir la participation citoyenne et de développer des modèles économiques adaptés aux spécificités locales. Parallèlement, la protection de l’environnement et la gestion durable des espaces naturels doivent accompagner l’aménagement territorial, afin d’assurer un développement équilibré et durable. Tout au long du travail, il apparaît que le véritable défi du développement territorial réside dans la capacité à articuler de manière harmonieuse les ressources, les acteurs et les territoires, en favorisant un modèle polycentré et inclusif. Chaque unité administrative, qu’elle soit urbaine ou rurale, peut ainsi jouer un rôle actif dans le dynamisme global de la municipalité, contribuant à la réduction des déséquilibres, à la cohésion sociale et à la qualité de vie des habitants.